Souvenirs, souvenirs

2001 autant dire que dans le jeu vidéo comme dirait certains c’est Mathusalem (enfin les plus anciens comme moi…) les plus jeunes diront que c’était la préhistoire. Mais c’est dans les années 2000 que beaucoup de licences fortes et encore présentes de nos jours (du moins dans nos cœurs de joueurs) ont vu le jour. Petit cours d’histoire du jeu vidéo, à l’origine le projet avait été développé pour devenir un futur Resident Evil, mais vu les orientations prises par les développeurs Capcom a préféré arrêter les frais. Fort heureusement sentant le potentiel du jeu, l’éditeur japonais s’est décidé à sortir le titre pour le plus grand bonheur des possesseurs de Playstation.

Une des transformation de Dante

Étant un inconditionnel de Nintendo depuis la NES (mon dieu je suis devenu un vieux routard du jeu vidéo….) je n’ai jamais eu l’occasion de tâter du Devil May Cry. Le test sera donc basé sur une expérience de jeu sans me baser sur une expérience passée. A noter que Devil May Cry est disponible sur PS4 et XboxOne depuis mars 2018. Ce « portage » est quasiment d’époque et qu’il fait son poids. Il va falloir faire de la place dans la console voir sur votre micro sd. Et oui le jeu pèse 9.2 go….

Une mission de rêve

Au travers de l’agence Devil May Cry, Dante chasse le monde de ténèbres et un peu tout ce qu’on peu lui proposer tant que ça paye bien…. Débarque un jour sur une moto, Trish, une jolie blonde (cliché je sais mais je suis pas le développeur….) lui demandant son aide pour détruire le monde souterrain. Outre l’anéantissement des ténèbres, Dante devra empêcher Mundus, un démon qui veux faire de la terre son enfer. Le premier niveau ne déroge pas à la règle avec la découverte de Dante, de ses capacités et du fonctionnement de Devil May Cry.

Nettoyage en profondeur

Affublé de 2 pistolets et d’une épée, Dante ne pourra compter que sur eux pour durant les premières missions et nettoyer les niveaux infestés d’un bestiaire démoniaque. Ci ce dernier est plutôt variés dans l’ensemble, on ne pourra que regretter que celui ci soit trop répétitif et qu’on croise trop mais alors trop souvent sur son aventure. Chaque ennemi vaincu laissera derrière lui des orbes et autres objets qu’il ne faudra pas laisser trainer. Les orbes permettent l’achat d’items (vie, magie), d’augmenter les capacités de Dante et de booster la puissance des armes. Dante est doté de 2 jauges, une de vie et une de fureur. Si la jauge de vie pourra évoluer grâce aux orbes et se récupérer toujours avec celle ci, la jauge de fureur augmentera uniquement avec les frappes infligées aux ennemis. Lorsque la fureur est déclenchée elle ne dure que quelques secondes mais ça fait mal ou ça passe ^^.

L’univers gothique et démoniaque nous plonge très vite dans l’ambiance le tout accompagné par des musiques qui n’ont pas pris une ride. On pestera sur les cinématiques qui malgré leur mise en scène ont pris une claque vu l’âge du jeu, une refonte en cinématique aurait été bienvenue. Quand aux cinématiques du jeu en images de synthèse, ça pique bien les yeux là par contre avec une compression qui lui donne un grain. Les mode TV et portable se tienne bien, aucun ralentissement (heureusement…)et comme à l’accoutumé le mode portable doit faire quelques concessions d’affichage avec une résolution moindre que sur la TV sans être pourtant contraignant.

L’enfer de Dante

Un peu à la manière d’un Resident Evil, le déplacement de Dante se fait sans sourciller mais l’évolution dans l’espace est limité avec les couloirs (à part quelques petites zones de libertés) et autre étages dans lesquels évoluer. Les portes verrouillées sont aussi légions et quelques petites énigmes disséminées par ci par la seront l’occasion de récupérer clés et autres objets sacrées pour progresser. On est amenés assez souvent à faire des allers retour la progression étant assez linéaire. Il m’est arrivé au départ de tourner un peu en rond sans savoir ou vraiment aller….jusqu’à ce que découvre la carte qui affiche l’objectif ou se rendre…(je sais je sais…pas bien de passer les tutoriaux…

Ca tranche dans le vif…aucune censure et les plus de 18 ans apprécieront

Selon son déplacement les angles de caméras basculeront, à l’époque les développeurs avaient pris conscience de ce défaut en mettant en transparence les éléments de décors qui pourraient gêner la progression. 2 difficultés de jeu sont disponibles avec un mode facile automatique qui comme son nom l’indique ne donnera pas d’insurmontabilité insurmontable pour avancer dans le jeu. L’autre mode est le mode normal quand à lui est réservé aux acharnés de la gâchette avec des passages assez ardus il faut bien le reconnaître en parlier sur certains boss.

Graphismes : 18 ans ça laisse des traces. A l’heure ou certains opte pour une refonte d’ancien jeu, Capcom a pris le parti de sortir le jeu en l’état enfin pratiquement. Un lissage graphique a été appliqué pour faire l’impasse sur l’aliasing. Ca reste agréable à l’œil compte tenu de l’univers mais quand ça pique les yeux ça pique…

Ambiance sonore : Certainement la partie qui à le moins souffert des années qui passent, on est très vite plongé dans cette ambiance de ténèbres. Les différents protagonistes bénéficient de voix en anglais (sous titré en français).

Jouabilité : Les différentes capacités de Dante demanderont un petit temps adaptation qui grandira au fil de l’aventure. Le contrôle de Dante se fait aisément, quelques petits couacs lors du basculement de caméra viendront un peu gâcher la fête et dans le feu de l’action on perd un peu les nerfs.

Durée de vie : La vingtaine de niveau se boucleront en 4 à 5 heures pour le mode facile. Facile ne veux pas non plus dire les doigts dans le nez. Le mode normal quand à lui demandera environ 7 à 8 voir plus (tout dépend de la dextérité de chacun(e)).

13/20

Devil May Cry est un bon jeu d’action, son côté rétro est à prendre en compte. Ceux qui ont déjà eu l’occasion de goûter à ce titre seront ravi de retrouver les sensations de jeu qu’il procure. Quand à ceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’y jouer c’est un bon défouloir. Il y a fort à parier que d’autres Devil May Cry viendront pointer le bout du nez d’ici quelques mois…

Test réalisé à partir d’un code fourni par l’éditeur

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